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voyage route 66

22 juin 2026

Dimanche 21 juin

Ce matin, il fait beau. Nous prenons la route du littoral pour rejoindre la ville de Rivière-du-Loup, située à plus de 250 km. C’est la route du retour.

La route est magnifique. Nous suivons le littoral. Des phoques et leurs petits font la sieste sur de petits rochers non loin du rivage. Nous nous arrêtons pour immortaliser la scène.

Avec le soleil, le paysage est totalement différent. Tout au long du parcours, nous admirons les maisons en bois aux couleurs typiquement québécoises. Un champ d'éoliennes à été construit sur les hauteurs. Les habitants ont ressorti les tondeuses, au cas où le beau temps ne durerait pas.

Soudain, Sylvie pousse un cri : elle vient d’apercevoir une biche au bord d’un bois.

Petite pause au bord d’un chemin. Sur un tronc d’arbre sont cloués des bois d’orignal. Ils servent de repère pour l’entrée d’une propriété. En face, la mer est magnifique.

Dimanche 21 juin
Dimanche 21 juin
Dimanche 21 juin

Le centre historique de Rivière-du-Loup est construit sur une colline. Une rupture de terrain a provoqué la formation d’une chute d’eau d’une trentaine de mètres. Au début du XXᵉ siècle, la commune a construit une usine hydroélectrique au pied de la falaise. Elle fournit toujours de l’électricité aujourd’hui.

Le site a été aménagé et un sentier balisé permet de faire le tour de cette cascade. C’est superbe.

Un artiste, Gaétan Blanchet, expose une sculpture nommée Solstice. Pour un 21 juin, cela tombe à pic.

La chute d’eau est spectaculaire. Nous la photographions sous tous les angles que nous permet le sentier…

Ce soir, nous préparons nos bagages et équilibrons leur poids. Demain, c’est le grand départ pour l’Europe.

Dimanche 21 juin
Dimanche 21 juin
Dimanche 21 juin
Dimanche 21 juin

Le retour vers Montréal se fait tambour battant par l’autoroute. Plus de 400 km au programme.

À quelques kilomètres de la ville, une alerte stridente retentit sur nos téléphones. Les autorités signalent un dangereux malfaiteur armé, pourchassé par la police. Nous sommes dépassés par une multitude de voitures de police, toutes sirènes hurlantes. Elles se rendent dans le quartier indiqué. Ouf ! Nous allons dans la direction opposée.

La mission de l’après-midi est désormais de trouver un endroit pour regarder le match de football France–Irak…


Quelques heures encore au Québec avant le retour vers l’Europe. Le voyage touche à sa fin, mais les paysages du Saint-Laurent, les rencontres inattendues avec la faune et les magnifiques chutes de Rivière-du-Loup laisseront de très beaux souvenirs.

 

Dimanche 21 juin
21 juin 2026

Samedi 20 juin

Samedi 20 juin

De Gaspé à Sainte-Anne-des-Monts, sous la pluie

Notre destination du jour est Sainte-Anne-des-Monts, petite ville de la Haute-Gaspésie nichée au bord de l’estuaire du Saint-Laurent, à quelque 200 kilomètres de Gaspé.

Pour l’atteindre, nous quittons le littoral et empruntons la route 198 qui traverse l’intérieur des terres. Rapidement, le paysage change. La route, peu fréquentée, serpente à travers d’immenses forêts de bouleaux et de sapins. Les kilomètres défilent au rythme des montées soutenues et des descentes parfois presque vertigineuses. Malgré la météo maussade, les panoramas conservent tout leur charme.

Car le temps ne s’améliore guère. La pluie nous accompagne une bonne partie de la journée et le froid s’invite lui aussi au voyage. À plusieurs reprises, nous franchissons de superbes rivières à saumon gonflées par les précipitations. Sauvages et puissantes, elles demeurent parmi les plus beaux paysages de la péninsule gaspésienne.

En cours de route, une halte s’impose devant un mémorial rappelant un épisode tragique de l’histoire régionale. Le 22 mai 1963, un pont situé en aval de notre itinéraire s’est effondré sous la force d’une rivière en crue. La catastrophe a coûté la vie à six personnes et demeure encore aujourd’hui gravée dans la mémoire locale.

Samedi 20 juin

Plus tard, nous retrouvons le littoral et la route 132. Une pause-café au phare de La Martre offre un moment de répit. Cette élégante tour de bois, construite au début du XXe siècle, fait partie des emblèmes de la côte gaspésienne. Toujours en activité, elle continue de guider les navigateurs grâce à sa lumière qui perce la grisaille du jour.

Samedi 20 juin

L’arrivée à Sainte-Anne-des-Monts se fait sous une pluie persistante. Toutefois, une éclaircie en fin d’après-midi nous permet de partir à la découverte du centre-ville. Nous poussons la porte de l’église Sainte-Anne, ouverte aux visiteurs. À l’intérieur, plusieurs panneaux retracent son histoire mouvementée. On y apprend notamment que l’édifice précédent a été détruit par un incendie accidentel en 1934. L’église d’origine datait de la fin du XIXe siècle.

De retour nous passons devant les logements sociaux de la commune...

La journée s’achève dans une ambiance plus chaleureuse. Après les kilomètres parcourus sous un ciel gris et les paysages sauvages traversés, un dîner aux crevettes vient conclure cette étape.

 

 

Samedi 20 juin
Samedi 20 juin
Samedi 20 juin
Samedi 20 juin
20 juin 2026

Vendredi 20 juin

Ce matin, il pleut. La température a vraiment baissé : il ne fait que 9 °C. Nous ne sommes pas trop pressés de partir. Charles monte au sommet de la tour que l’on aperçoit depuis notre balcon. Sylvie prend la photo.

Au football, le Canada inflige une correction au Qatar : 6 à 0. Les Canadiens sont aux anges...

À la télévision, l’ambiance est plus tendue. Du côté de la police de Montréal, des actes racistes ont été dénoncés. Tout le monde y va de son indignation, du chef de police jusqu’à la Première ministre.

Vendredi 20 juin

En quittant la ville, nous passons devant l’hôtel des « Trois Sœurs ». C’est dans cet établissement que le bandit Jacques Mesrine, ennemi public numéro un en France, était venu se cacher. On avait retrouvé la tenancière de la maison étranglée. Mesrine et sa compagne s’étaient enfuis aux États-Unis. Rattrapés, ils furent ramenés au Canada et emprisonnés à Percé. La ville possède d’ailleurs un tribunal et une prison... Ils furent finalement déclarés non coupables par un jury populaire.

 

Vendredi 20 juin

Nous passons également devant une maison où la moto de Fred a pris de la bouteille.

Vendredi 20 juin

Tout le trajet jusqu’à Gaspé se déroule dans le brouillard. Nous ne voyons rien du paysage, ni de la mer qui borde pourtant la route longeant le littoral.

Nous voici à Gaspé, à l’extrémité de la péninsule gaspésienne. Cette ville d’environ 15 000 habitants ne nous accueille pas dans les meilleures conditions. Il fait froid et il pleut. Le musée consacré aux Micmacs est temporairement fermé...

Nous faisons quelques courses pour le repas du midi et déjeunons dans notre chambre.

En milieu d’après-midi, nous tentons une sortie vers la croix de granit érigée en 1934 en souvenir de Jacques Cartier. C’est à cet endroit qu’il planta une croix au nom du roi de France, François Ier. On attribue à Gaspé le titre de « berceau de l’Amérique française ».

Nous rentrons frigorifiés dans notre chambre. Sylvie avance son tricot tandis que la pluie continue de tomber.

Vendredi 20 juin
19 juin 2026

Jeudi 1 juin

Jeudi 18 juin

Ce matin, nous nous présentons à l’accueil de l’hôtel. Tout est calme. L’hôtesse nous apprend que, le jeudi, il n’y a pas de petit-déjeuner : le restaurant est en congé. Nous tombons des nues. Personne ne nous avait avertis. Il nous faut trouver rapidement un autre endroit pour déjeuner, car ce matin, à 9 h, nous embarquons pour la visite de l’île Bonaventure et, éventuellement, apercevoir une queue de baleine.

Une boulangerie se trouve sur notre chemin et sert du café...

Nous sommes à l’embarquement du bateau à l’heure dite. Il ne fait vraiment pas chaud, même plutôt froid. En France, ils annoncent la canicule, tandis que nous sommes frigorifiés...

C’est une coquille de noix, mais les gilets de sauvetage nous rassurent. Le départ du port se fait dans la brume. On ne voit pas grand-chose. Nous approchons du Rocher Percé, mais la vue n’est pas terrible.

Jeudi 1 juin
Jeudi 1 juin
Jeudi 1 juin

Nous mettons ensuite le cap sur l’île Bonaventure. Située à quatre kilomètres de la ville de Percé, elle a été habitée du XIXe siècle jusqu’en 1974 par quelques pêcheurs et amoureux de la nature. L’hiver, lorsque l’eau était gelée, les habitants pouvaient rejoindre le continent à cheval. Depuis une trentaine d’années, il ne fait plus assez froid pour que la mer gèle.

L’île a été rachetée en 1971 par le gouvernement québécois et est devenue parc national en 1984. Charles entrevoit une tête de phoque : une colonie y est installée.

L’île est également le refuge de quelque 200 000 oiseaux migrateurs, dont une multitude de petits pingouins capables de voler. Mais la star incontestée des lieux est le Fou de Bassan, dont la colonie est la plus accessible au monde.

Ils se rassemblent de la fin mars à octobre sur les falaises pour se reproduire, puis s’en vont au large des côtes de la Floride et du golfe du Mexique. Chaque année, ils reviennent nicher au même endroit. Pendant la période de reproduction et de nidification, près de 110 000 individus occupent les lieux.

Jeudi 1 juin
Jeudi 1 juin
Jeudi 1 juin

Nous débarquons sur l’île. Les gardes forestiers nous accueillent et nous donnent les consignes à respecter dans le parc. On peut parcourir les sentiers balisés toute la journée, avec ou sans guide. Des bateaux accostent à différentes heures afin de récupérer les visiteurs.

Notre visite durera environ 1 h 30, le temps de découvrir les anciennes maisons d’habitation et d’admirer les paysages. Le soleil est de retour...

Jeudi 1 juin
Jeudi 1 juin
Jeudi 1 juin
Jeudi 1 juin
Jeudi 1 juin
Jeudi 1 juin

Le déjeuner se fait sur le continent, dans la petite salle à manger aménagée du supermarché. On achète et on consomme sur place.

Jeudi 1 juin

Cet après-midi, nous partons à la recherche d’agates et de jaspes sur la plage de l’Anse-à-Beaufils. C’est comme pour les champignons : il faut de la chance et de la patience pour trouver ces pierres détachées de la falaise puis polies par le ressac de la mer. Nous faisons chou blanc.

Nous allons ensuite boire une bière au Pit Caribou, la microbrasserie du coin.

Jeudi 1 juin
Jeudi 1 juin
Jeudi 1 juin
Jeudi 1 juin
18 juin 2026

Mercredi 17 juin

Mercredi 17 juin

Nous quittons avec regret notre joli bungalow. Nous avons de la route à faire. Notre destination est la ville de Percé.

La route suit le littoral. Elle est toujours aussi fréquentée. Elle est bordée de charmantes maisons en bois peintes de toutes les couleurs. Chaque maison, petite ou grande, est construite sur un terrain engazonné d’un vert éclatant, orné de fleurs jaunes de pissenlit. Les tondeuses sont de sortie. Les habitants ont dû se passer le mot.

À certains endroits, la route est dégradée. Des travaux de réparation ralentissent notre avancée. Lorsque la circulation est alternée, un véhicule équipé d’une barrière règle le passage.

Petite pause sur la place d’une église bordée par un cimetière. Charles va jeter un coup d’œil aux tombes. Beaucoup de noms à consonance française. Un nom revient très souvent : « Ernault ». Au moins 30 % des tombes observées le portent.

Mercredi 17 juin
Mercredi 17 juinMercredi 17 juin
Mercredi 17 juinMercredi 17 juin

Dans un petit bois, Sylvie aperçoit enfin deux cerfs. Charles ne peut pas s’arrêter : un gros camion lui colle au pare-chocs.

Nous déjeunons sur un site aménagé par la municipalité de Sainte-Adélaïde-de-Pabos. Nous sommes au bord de la falaise, face au golfe du Saint-Laurent.

Mercredi 17 juin
Mercredi 17 juin

Nous arrivons en avance sur notre horaire à Percé. Nous nous rendons à notre hôtel. La chambre est disponible et l’hôtelier nous autorise à en prendre possession.

La ville de Percé se situe sur un ancien territoire micmac. Avant 1534, des pêcheurs bretons, normands ou basques venaient déjà y traquer la morue. En 1534, Jacques Cartier y fit halte.

Aujourd’hui, c’est une ville touristique réputée pour la présence du Rocher Percé ainsi que de l’île Bonaventure. Nous découvrons les lieux en longeant la plage jusqu’au débarcadère, face au célèbre rocher. Nous apprenons qu’en 1845, l’une des arches du rocher s’est effondrée.

Au large de l’île Bonaventure, nous pourrions observer des baleines et des phoques. Nous prenons donc deux billets pour le bateau de demain matin.

Nous avons enfin pu voir un orignal, un moose en québécois, de près. Un animal bien sympathique.

Nous dînons dans cette ville maritime d’un plat de moules-frites, arrosé d’un petit muscadet bien de chez nous.

 

Le Moose...
Le Moose...
Le Moose...
Le Moose...
Le Moose...
Le Moose...

Le Moose...

17 juin 2026

Mardi 16 juin

La direction du jour est Carleton-sur-Mer, une petite ville située au nord de la baie des Chaleurs. Pour l’atteindre, nous traversons la péninsule de la Gaspésie du nord au sud. Cette traversée s’effectue par une route à une voie dans chaque sens, séparée par une ligne jaune centrale. La vitesse est limitée à 100 km/h pour tous les véhicules, y compris les camions de 50 tonnes.

De nombreux panneaux invitent à la prudence en raison de la présence d’animaux sauvages, notamment des cerfs et des orignaux. Pourtant, nous n’en avons pas aperçu le moindre.

Lors d’une pause dans une petite ville, nous remarquons un centre de « débitage » dont l’enseigne représente un orignal. Sylvie est consternée. Cet animal est chassé par les Autochtones. Il est plus gros qu’un cheval…

Mardi 16 juin
Mardi 16 juin
Mardi 16 juin
Mardi 16 juin
Mardi 16 juin
Mardi 16 juin
Mardi 16 juin
Mardi 16 juin
Mardi 16 juin

Les paysages que nous traversons alternent entre grandes prairies et vastes forêts. De temps à autre apparaissent quelques fermes ; les animaux ne sont pas encore sortis. L’essentiel de l’activité économique repose sur l’agriculture et la forêt. De gros camions transportent des grumes en direction de Québec.

La route longe de magnifiques rivières à saumons. Leur eau a la couleur du whisky. On en boirait presque ! Nous faisons plusieurs arrêts au bord de l’eau pour observer, avec un peu d’espoir, la faune locale, les truites et les saumons.

Nous arrivons enfin à Carleton-sur-Mer. Cette petite ville balnéaire a été fondée par des Acadiens déportés de la Nouvelle-Écosse en 1755. Installés sur un territoire mi’gmaq, ils ont bénéficié du soutien de cette communauté locale. Le Grand Dérangement demeure un véritable traumatisme dans la mémoire acadienne, et cette douloureuse histoire a profondément forgé leur identité. Un monument érigé sur la plage en perpétue le souvenir.

Mardi 16 juin
Mardi 16 juin

Nous pique-niquons sur le vieux port. Lors de nos achats pour le repas, on nous indique un pub qui retransmet sur écran géant le match de football France–Sénégal. À 15 heures précises, nous sommes sur place. L’établissement est sympathique et les spectateurs locaux supportent majoritairement l’équipe de France.

La première mi-temps des Français est laborieuse, mais la seconde est meilleure. La France s’impose finalement par 3 buts à 1.

Charles est ravi.

Nous rejoignons ensuite notre hôtel, où nous sommes logés dans un bungalow de grand standing avec une magnifique vue sur la baie.

Pour dîner, nous retournons au pub à pied en empruntant le sentier qui longe la plage. Un aller-retour salutaire, car aujourd’hui nous avons passé de nombreuses heures en voiture.


Le calme de la baie au coucher du soleil et cette agréable promenade en bord de mer concluent parfaitement cette belle journée de découverte gaspésienne.

 

Mardi 16 juin
Mardi 16 juin
Mardi 16 juin
Mardi 16 juin
Mardi 16 juin
16 juin 2026

Lundi 15 juin

Lundi 15 juin

Aujourd’hui, c’est le départ. Nous ne sommes pas mécontents de quitter notre mansarde d’où nous écrivions notre journal de voyage. La descente des valises depuis notre pigeonnier est plus facile que la montée.

Nous prenons notre petit-déjeuner au Starbucks installé dans le château voisin. Charles finit sa baguette au fromage et ses petits saucissons...

Lundi 15 juin
Lundi 15 juin
Lundi 15 juin
Lundi 15 juin

Direction plein Est : notre destination est l’entrée de la Gaspésie, la ville de Rimouski. Nous descendons le Saint-Laurent par la rive droite. D’abord l’autoroute 20, puis la route 132. Le paysage est monotone : à droite, des forêts de résineux ; à gauche, nous apercevons de temps en temps le fleuve. Le long de la route 132, de grandes prairies avec des animaux et des champs cultivés. Dans les villages traversés, les lilas sont en fleurs, ainsi que les marronniers.

Nous pique-niquons au bord de la route. Entre deux passages de véhicules, d’étranges grognements viennent de la forêt. Peut-être un orignal ? Nous avons vu des panneaux sur la route indiquant que l’on peut en croiser...

A défaut d'Orignal...

A défaut d'Orignal...

Nous voici dans la ville de Rimouski, pile à 15 heures pour prendre possession de notre chambre. Le motel est moderne et dispose de toutes les commodités.

La carte bancaire de Charles refuse de payer l’addition. Il va falloir rappeler la banque demain pour avoir des explications. La semaine dernière, en France, avant notre départ, Charles a été victime d’une tentative d’hameçonnage liée aux réservations d’hôtels effectuées sur Booking avec cette carte bancaire. Un article du journal Le Monde en a parlé récemment. Charles avait appelé l’hôtel, qui avait confirmé l’arnaque... À suivre donc.

Cathédrale de Rimouski

Cathédrale de Rimouski

Rimouski a été fondée le 7 juillet 1696 par René Lepage de Sainte-Claire. C’est aujourd’hui une ville de 50 000 habitants. Elle a joué un rôle important dans la navigation fluviale de l’estuaire du Saint-Laurent.

Un drame absolu s’y est produit le 29 mai 1914 : l’Empress of Ireland fait naufrage dans l’estuaire du Saint-Laurent. C’était un paquebot transatlantique d’une compagnie canadienne qui assurait la liaison régulière entre Québec et Liverpool. Sur les 1 477 personnes embarquées, 1 012 périrent noyées. Le navire fut éperonné en son milieu, dans le brouillard, par un charbonnier norvégien. Il coula en seulement 14 minutes...

Un musée raconte cette histoire à travers des objets récupérés sur l’épave et un petit film. Nous apprenons que le bateau transportait également des lingots d’argent. Une expédition fut organisée pour remonter les corps restés prisonniers de l’épave ainsi que les lingots.

Destin funeste pour des dizaines de migrants embarqués en troisième classe, qui rentraient au pays après avoir été licenciés des usines Ford. Ce naufrage est tombé dans l’oubli car, deux mois plus tard, la guerre de 1914 était déclarée.

Un marin a vécu une histoire incroyable. Il était chauffeur de chaudière dans la salle des machines du bateau. Il exerçait le même métier sur le Titanic lors de son naufrage. Il a survécu aux deux catastrophes.

lavabo escamotable              lingots d'argent                       Etrave du Charbonnier                La cloche de brouillard
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lavabo escamotable lingots d'argent Etrave du Charbonnier La cloche de brouillard

À l’extérieur, nous pouvons voir un phare ultramoderne pour l’époque, construit afin d’éviter ce type d’accident. Plus loin, nous admirons un vieux sous-marin posé sur ses cales...

Le sou marin                                                                           Le phare
Le sou marin                                                                           Le phare
Le sou marin                                                                           Le phare

Le sou marin Le phare

15 juin 2026

Dimanche 14 juin

Nous avons passé une bonne nuit. Nous récupérons peu à peu de nos six heures de décalage horaire avec la France.

Nous déjeunons à la même boulangerie que la veille. Les croissants sont délicieux. Charles s’essaie à une baguette au fromage et à de petits saucissons au sirop d’érable. C’est excellent.

Dans cette ville où la religion chrétienne a longtemps occupé une place importante, la vitrine d’un bar à vin nous fait beaucoup rire…

Dimanche 14 juin

Dans le quartier du Vieux-Port se trouve le Musée de la civilisation. Installé au bord du Saint-Laurent, ce grand musée moderne aborde la civilisation sous tous ses aspects (histoire, archéologie, technologie…). Il se consacre en priorité à la culture québécoise et aux innombrables facettes de l’identité du Québec. Un bel espace permet également de comprendre l’histoire fascinante et le mode de vie des onze nations autochtones du Québec. On nous invite à laisser un message écrit sur une bande de tissu.

 C’est passionnant… Nous y passons toute la matinée.

Nous déjeunons sur le pouce dans ce bel endroit : un musée ouvert à tous.

Dimanche 14 juin
Dimanche 14 juin
Dimanche 14 juin
Dimanche 14 juin
Dimanche 14 juin
Dimanche 14 juin
Dimanche 14 juin
Dimanche 14 juin

Pour finir la journée, direction la chute Montmorency, située à une vingtaine de minutes de la ville. Il faut prendre la voiture.

L’accès au site est payant, mais les 30 dollars canadiens demandés à l’entrée ne sont pas volés. L’aménagement est impeccable, à la canadienne…

Cette chute d’eau, située à l’embouchure de la rivière Montmorency qui se jette dans le fleuve Saint-Laurent, fait plus de 80 mètres de haut. Son débit moyen est de 35 m³ par seconde. C’est vraiment impressionnant. Un sentier et des escaliers aménagés permettent d’en faire le tour et de l’observer sous différents angles. Un pont suspendu relie les deux côtés du parc. Un téléphérique transporte les visiteurs entre la base et le sommet de la chute. On peut même la traverser en tyrolienne. C’est incroyable : le bruit et la fureur des éléments naturels.

Nous apprenons que, dans les années 1930, une usine hydroélectrique avait été construite à quelques pas du site afin de récupérer l’énergie produite par la chute d’eau…

Dimanche 14 juin
Dimanche 14 juin
Dimanche 14 juin
Dimanche 14 juin
Dimanche 14 juin

Ce soir, il pleut. Nous sortons de notre hôtel pour réaliser une photo de nuit de notre château de princesse.

Dimanche 14 juin
Dimanche 14 juin
14 juin 2026

Samedi 13 juin

Ce matin, nous parcourons la ville à la recherche d’un endroit pour prendre le petit-déjeuner. Une sympathique boulangerie nous ouvre ses portes. Le petit-déjeuner est proposé à un prix raisonnable dans ce lieu hyper touristique inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

La découverte de la rue Saint-Jean nous emmène jusqu’aux fortifications du Vieux-Québec, qui ont été remarquablement restaurées. Elles sont uniques en Amérique du Nord. Leur construction débute en 1720 sous le régime français, en remplacement des anciennes palissades de bois. Elles sont pratiquement achevées en 1759 lorsque la ville est reprise par les Anglais. Le général Montcalm choisit alors d’affronter les troupes britanniques en terrain découvert, se privant ainsi de ce système défensif. Il est battu. Les experts estiment pourtant que les fortifications auraient été suffisantes pour défendre la ville. Les Anglais poursuivent et complètent les travaux entrepris par les Français entre 1786 et 1812.

Samedi 13 juin
Samedi 13 juin

Nous voici devant la fontaine de Tourny, face au Parlement. Cette fontaine a une histoire particulière : elle provient de Bordeaux, en France. Réalisée en 1857 pour la ville française, elle arrive à Québec en septembre 2005, à l’occasion du 400e anniversaire de la ville, après bien des vicissitudes.

Samedi 13 juin
Samedi 13 juin

Le Parlement québécois est ouvert aux visites. Nous y entrons et sommes très bien accueillis. Il suffit de présenter une pièce d’identité et de faire passer ses sacs au scanner. On nous remet un numéro à porter sur nos vêtements. La visite est libre. Les lieux ont été rénovés et diverses activités, comme le yoga, y sont même proposées. Le Parlement est à nous ! Des objets ayant appartenu à différents premiers ministres sont exposés. Nous pouvons voir plusieurs salles de travail et pénétrer dans la salle de l’Assemblée elle-même. En semaine, il est même possible de prendre un café au bar de l’Assemblée ou de déjeuner au restaurant. Nous admirons ces lieux chargés de l’histoire politique du Québec. La première ministre actuel est une femme : Christine Fréchette.

 

 

Samedi 13 juin
Samedi 13 juin
Samedi 13 juin
Samedi 13 juin
Samedi 13 juin

En début d’après-midi, Sylvie souhaite se rendre dans les locaux d’une youtubeuse qu’elle suit sur Internet. Pour nous y rendre, nous récupérons la voiture au parking situé dans la cour de l’église. Cette dame est une spécialiste du tricot et son magasin vend de la laine. La youtubeuse n’est pas présente, mais Sylvie trouve son bonheur parmi les pelotes proposées à un prix intéressant.

Nous terminons l’après-midi en arpentant la basse-ville. Les jambes commencent à souffrir : nous n’avons plus vingt ans et nous passons notre temps à monter et descendre. Nous faisons une pause devant l’étal d’un marchand de chapeaux, rue du Petit-Champlain. Charles en achète un en peau de kangourou, venu d’Australie. D’après Sylvie, il lui va à merveille.

Nous avons quelques difficultés à trouver un restaurant pour dîner qui nous convienne. Nous nous installons finalement dans une pizzeria. Au bout de vingt minutes, personne ne s’est encore préoccupé de prendre notre commande. Le restaurant est bondé de supporters regardant le match Brésil-Maroc. Nous quittons donc les lieux.

Un peu plus loin, une autre pizzeria nous accueille dans le calme. Charles s’offre alors un verre de vin...

 

Samedi 13 juin
Samedi 13 juin
Samedi 13 juin
Samedi 13 juin
Samedi 13 juin
13 juin 2026

Vendredi 12 juin

Aujourd’hui est une journée de transition. Nous quittons Montréal pour la ville de Québec.

Pour cela, il faut récupérer notre véhicule de location à l’aéroport Trudeau. L’arrêt du bus 747 est à deux pas de notre hôtel. C’est la ligne directe pour l’aéroport.

La voiture est prépayée chez Avis. La préposée au comptoir prépare les documents nécessaires et nous passons à la délicate opération de l’empreinte de caution. Et là, la carte bancaire de crédit de Charles ne fonctionne pas. Nous voilà à revivre notre mauvaise expérience à l’aéroport de Dallas il y a quelques années...

Après discussion, Avis accepte la carte de débit de notre compte commun. Nous sommes sauvés !

Notre voiture est une Hyundai flambant neuve, sans la moindre égratignure. Il va falloir faire attention si nous voulons récupérer notre caution de 500 piastres.

La sortie du bâtiment du loueur est chaotique. Il faut comprendre qu’il faut sortir par l’entrée réservée aux véhicules restitués... Quelques énervements plus tard pour mettre en route le GPS parlant français, nous voici de retour à l’hôtel afin de libérer notre chambre.

Il faut maintenant régler cette histoire de carte bancaire bloquée. Charles appelle la banque. Le monsieur au bout du fil lui indique que la carte est bloquée depuis le 10 juin à la suite d’une tentative de fraude. L’erreur du 10 juin n’avait pas été purgée.

Pour débloquer la carte, Charles doit décliner tout son pédigrée, plus le nom de jeune fille de Monette, celui de la mère de Louis et même la couleur de sa première voiture. Une couleur qu’on n’oublie pas, comme dirait Georges Brassens à propos d’autre chose de plus légère... Charles réussit l’examen haut la main. La carte sera de nouveau opérationnelle dans deux heures.

à l'arrêt du 747, le conducteur fume sa clope

à l'arrêt du 747, le conducteur fume sa clope

Nous prenons la route tranquillement vers Québec. Pour sortir de Montréal, nous empruntons l’immense pont métallique qui enjambe le fleuve Saint-Laurent. Nous profitons d’une vue panoramique sur la ville.

Bien que des panneaux sur l’autoroute signalent la présence d’orignaux et d’autres bêtes sauvages, nous n’en voyons pas la queue d’un.

Nous avons un peu d’avance sur l’horaire de prise de la chambre. Nous faisons une halte dans un centre commercial. Charles pourra regarder le début du match de football Canada–Bosnie. Dans le coin, ce n’est pas l’effervescence escomptée. Toutes les télévisions sont éteintes. Bref, les gens n’ont rien à faire de la Coupe du monde de football... Charles est dépité.

Nous reprenons la route dans les embouteillages à l’entrée de la ville de Québec.

Notre hôtel se trouve dans le vieux quartier historique, tout en haut, à côté du Château Frontenac, le palace emblématique de la ville.

Notre hôtel n’a rien d’un palace, et notre chambre non plus. Il faut monter trois étages par un étroit escalier en bois. Nous sommes sous les toits. La chambre est minuscule, avec une baignoire au milieu de la pièce. Bon, nous sommes dans le vieux quartier. Nous garons notre voiture dans un parking privé à côté de l’église.

Il fait un froid de canard : pas plus de 16 °C, avec un vent à décorner les bœufs. Nous enfilons nos habits de début de printemps pour découvrir les environs.

Poutine...
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