Jeudi 1 juin
Jeudi 18 juin
Ce matin, nous nous présentons à l’accueil de l’hôtel. Tout est calme. L’hôtesse nous apprend que, le jeudi, il n’y a pas de petit-déjeuner : le restaurant est en congé. Nous tombons des nues. Personne ne nous avait avertis. Il nous faut trouver rapidement un autre endroit pour déjeuner, car ce matin, à 9 h, nous embarquons pour la visite de l’île Bonaventure et, éventuellement, apercevoir une queue de baleine.
Une boulangerie se trouve sur notre chemin et sert du café...
Nous sommes à l’embarquement du bateau à l’heure dite. Il ne fait vraiment pas chaud, même plutôt froid. En France, ils annoncent la canicule, tandis que nous sommes frigorifiés...
C’est une coquille de noix, mais les gilets de sauvetage nous rassurent. Le départ du port se fait dans la brume. On ne voit pas grand-chose. Nous approchons du Rocher Percé, mais la vue n’est pas terrible.
Nous mettons ensuite le cap sur l’île Bonaventure. Située à quatre kilomètres de la ville de Percé, elle a été habitée du XIXe siècle jusqu’en 1974 par quelques pêcheurs et amoureux de la nature. L’hiver, lorsque l’eau était gelée, les habitants pouvaient rejoindre le continent à cheval. Depuis une trentaine d’années, il ne fait plus assez froid pour que la mer gèle.
L’île a été rachetée en 1971 par le gouvernement québécois et est devenue parc national en 1984. Charles entrevoit une tête de phoque : une colonie y est installée.
L’île est également le refuge de quelque 200 000 oiseaux migrateurs, dont une multitude de petits pingouins capables de voler. Mais la star incontestée des lieux est le Fou de Bassan, dont la colonie est la plus accessible au monde.
Ils se rassemblent de la fin mars à octobre sur les falaises pour se reproduire, puis s’en vont au large des côtes de la Floride et du golfe du Mexique. Chaque année, ils reviennent nicher au même endroit. Pendant la période de reproduction et de nidification, près de 110 000 individus occupent les lieux.
Nous débarquons sur l’île. Les gardes forestiers nous accueillent et nous donnent les consignes à respecter dans le parc. On peut parcourir les sentiers balisés toute la journée, avec ou sans guide. Des bateaux accostent à différentes heures afin de récupérer les visiteurs.
Notre visite durera environ 1 h 30, le temps de découvrir les anciennes maisons d’habitation et d’admirer les paysages. Le soleil est de retour...
Le déjeuner se fait sur le continent, dans la petite salle à manger aménagée du supermarché. On achète et on consomme sur place.
Cet après-midi, nous partons à la recherche d’agates et de jaspes sur la plage de l’Anse-à-Beaufils. C’est comme pour les champignons : il faut de la chance et de la patience pour trouver ces pierres détachées de la falaise puis polies par le ressac de la mer. Nous faisons chou blanc.
Nous allons ensuite boire une bière au Pit Caribou, la microbrasserie du coin.
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