De Springfield à Oklahoma City
Nous nous levons ce matin avec un ciel d'apocalypse. Dieu a dû entendre nos sarcasmes de la veille. Il ne va pas tarder à pleuvoir, le tonnerre gronde. Nous déjeunons en libre service et plions bagages. Nous partons sous la pluie. La route est vallonnée, des forêts, mais aussi de grandes prairies à perte de vue et des champs moissonés. Nous entrons dans l'état de l'Oklahoma où les indiens n'ont pas été à la noce. Ils ont été déportés en masse sur ce territoire qui leur avait été attribué. Ils ont été spoliés de leur terre pendant et aprés la guerre de sécession. Pour l'anecdote, à la fin du 19 siécle, une grande course aux colons à été organisée pour prendre les terres: au premier arrivé!!... Un premier contrôle radard a lieu tout de suite aprés la frontière. Les panneaux indiquent 75mph(120km/h) et 0 tolérence.Ras pour nous. Nous devons passer un péage de l'autoroute. Des indications sont données mais notre anglais est trop rudimentaire pour bien comprendre.Plusieurs dizaines de kms plus loin, le péage s'annonce. Une file de voiture à droite d'une cabirote et 3 files libres à gauche sans barriere. Notre gps nous indique instamment de serrer à gauche. Nous passons la ligne de péage virtuelle à 75mph. Une alarme retentie.On va avoir les flics au cul! En fait ce boulevard à gauche est pour les abonnés...Nous ne sommes pas pris en chasse par les poulets... pour 3$. Dans la bagnole on échafaudait déja des plans pour expliquer aux autorités notre ignorance... Nous entrons sur le territoire de la nation Cherokee... tout le long du trajet, des panneaux nous annoncent les territoires des nations indiennes de l'Oklahoma. A midi nous déjeunons dans un bistro de la route 66 que nous avons pris sur une trentaine de kms. Nous nous faisons remarquer car nous ne prenons pas la file du self dans le bon sens.Ici on paie d'abord et on se sert ensuite( à volonté). On bafouille des excuses et nous nous mélangeons aux autochones. Le style est plûtot paysan et rustre. Y'en a même un qui a des tiag éculés avec des éperons! Le repas se fait dans la bonne humeur. On remarque les habitudes alimentaires des Americains poussées au paroxisme: Pendant le repas un jeune a rempli sont verre d'1/2 litre de coca 4 fois! Dans le rade nous étions trois chetifs entourés d'une population obèse ou en passe de l'être. A Oklahoma city c'est un four. Nous sommes reçu par un receptioniste sympa qui s'essaye à quelques mots en français. On fonce à la piscine de l'hotel pour se refraichir. Même Sylvie se jette à l'eau. C'est pour dire s'il fait chaud... On ne verra rien d'Oklahoma. C'est dimanche , nous sommes trop éloignés du centre, et il fait vraiment trop chaud. Peut être 40°....

